principaux freins à la digitalisation d'entreprise

4 principaux freins à la transformation digitale des entreprises

Temps de lecture : 5 min

Transformation digitale

La transformation digitale, autrement dit le fait d’intégrer des technologies dans une société pour la rendre plus performante (pour définir rapidement), est une opportunité pour toutes entreprises confondues, de tous secteurs d’activités et de toutes tailles. Elle n’est pas réservée qu’aux grandes entreprises internationales.

Malgré cela, 87 % des PME et ETI françaises mettent encore des freins à la transformation numérique de leur entreprise*. Nous revenons justement sur ces quatre principaux freins.

87 % des dirigeants de PME et ETI interrogés dans le cadre d’une étude Bpifrance* ne considèrent pas « la transition numérique comme une priorité stratégique pour leur entreprise »

Pourtant, l’impact de la digitalisation sur la croissance des petites et grandes entreprises françaises, et sur l’économie de manière générale, est réel. Et les opportunités offertes apparaissent aujourd’hui comme supérieures aux risques. Augmentation de l’efficacité opérationnelle, meilleure satisfaction client, avantage concurrentiel certain, impact positif sur l’économie française… Pour tout vous dire, selon une étude McKinsey, « les entreprises qui adoptent une stratégie digitale sont 3 fois plus rentables et croissent 4 fois plus vite que celles qui n’ont pas encore entamé un processus de digitalisation ». La commission européenne elle-même s’investit dans cette transition (nous y revenons plus bas). De quoi croire en l’économie numérique. 

Malgré tout, beaucoup de petites entreprises, PME ou ETI de l’économie française ne sont pas encore prêtes à sauter le pas. Pourquoi ? L’étude Bpifrance précédemment citée pointe justement du doigt ces 4 principaux freins à la transformation numérique dans les entreprises.

1. La complexité du sujet

Pour rappel, l’étude Bpifrance a été menée auprès de 1814 dirigeants de PME et ETI françaises (qu’importe le secteur d’activité). Parmi eux, 34 % considèrent surtout la complexité du sujet comme frein à la transition. Le digital, l’intelligence artificielle ou encore la gouvernance de données sont bel et bien des sujets complexes. C’est d’ailleurs un domaine d’activité qui était totalement méconnu du grand public il y a encore une trentaine d’années. Qui plus est, c’est un domaine en perpétuel changement, en évolution constante, de nombreux projets sont encore à venir, et à inventer. 

D’où la nécessité de se faire accompagner. Pour des petites entreprises dans le secteur du tourisme, par exemple, voire des ETI dans le secteur de l’industrie, il est normal que les champs d’application de l’intelligence artificielle ne soient pas encore connus. Chacun son expertise, son domaine d’activité, et son savoir-faire. Raison pour laquelle il existe des équipes dédiées à ce sujet telles que l’équipe d’experts consultants iago. Passer à la digitalisation de son entreprise implique un accompagnement, un apprentissage et/ou une formation de ses collaborateurs en interne comme de la direction générale. 

2. Le manque de compétences en interne

Pour 32 % des interrogés, c’est le manque de compétences en interne qui fait défaut. Qu’il s’agisse toujours de notre petite entreprise dans le secteur du tourisme, d’une PME dans les ressources humaines ou d’une grande entreprise dans les finances : aucune n’a les compétences en interne… tant que les équipes n’ont pas été conseillées, accompagnées et/ou formées. La digitalisation est un processus qui passe par plusieurs étapes. Et l’accompagnement ainsi que l’apprentissage et/ou les formations appliquées en interne font partie de ces étapes.

Aussi, s’il est important d’accompagner les collaborateurs sur l’aspect technique, il semble essentiel de les accompagner et de les former sur les bénéfices de la transformation digitale pour leurs entreprises. La technologie, l’aspect technique, est un élément clé à la transformation… Mais elle n’est qu’un moyen : un moyen d’atteindre un objectif et les enjeux stratégiques propres à l’entreprise. Tout ceci doit être connu des collaborateurs.

manœuvrer une digitalisation d'entreprise comme manœuvrer un navire

3. Le manque de moyens financiers

L’aspect financier est souligné par 28 % des dirigeants des entreprises interrogés. Que ce soit justement pour se faire accompagner ou pour injecter un nouvel outil numérique dans l’entreprise, cette transformation est surtout perçue comme une dépense. Pour autant, selon le baromètre Croissance et Digital 2019 (Ipsos), 42 % des entreprises françaises ayant amorcé une transition numérique enregistrent une meilleure rentabilité (Retour sur Investissement). Et 77 % des interrogés reconnaissent que le numérique participe à leur croissance. 

Il est certain que c’est un investissement que ce soit pour les PME ou ETI. C’est la raison pour laquelle il existe aujourd’hui des organismes qui soutiennent ces entreprises en proposant des financements. La commission européenne propose elle-même des solutions dans le cadre de son plan d’économie numérique. La stratégie numérique de l’UE vise notamment à aider les jeunes entreprises et autres PME innovantes à accéder à cette transition par le biais de financements. 

4. Les résistances au changement en interne

Quand nous parlons de transition digitale, il n’est pas simplement question d’injecter un outil technologique ou une solution numérique dans une entreprise. Il est avant tout question d’embarquer l’ensemble de l’entreprise, tous les collaborateurs, pour implanter une « nouvelle manière de créer de la valeur« . 

Ainsi, bien que la digitalisation soit en accord avec les enjeux stratégiques de l’entreprise, elle peut ne pas l’être avec l’état d’esprit des collaborateurs. C’est d’ailleurs le cas pour 28 % des dirigeants interrogés qui pensent que ce sont les résistances au changement en interne le principal frein à la digitalisation.

Pourtant, le capital humain est un frein mais aussi et surtout un levier dans cette transformation. Pour iago, l’humain est le moteur de la transition digitale. Le changement ne se fait pas seul, il se fait en équipe. Au sein même de l’entreprise et bien souvent avec l’aide des ressources humaines. Manœuvrer un navire dans son ensemble, sa coque, son moteur, ses équipements s’avère bien plus compliqué que simplement tenir la barre. Cette manœuvre demande du temps, de l’argent, et l’implication de l’ensemble du bateau. Elle demande également une forte implication de celui qui tient la barre, le dirigeant ou la direction générale. C’est lui ou elle qui doit l’initier, la porter et la partager auprès de ses collaborateurs.

Prêt à saisir ces opportunités, et amorcer la manœuvre ? Vous avez envie de discuter du point qui vous ralentit aujourd’hui ? Quel que soit votre secteur d’activités, notre équipe d’experts en transformation digitale des entreprises est à votre disposition. Pour discuter des opportunités qui s’offrent à vous ou déclencher votre transition.

*87 % sur 1814 dirigeants de PME et ETI françaises, tout secteur d’activité confondu, interrogés dans le cadre de l’étude Bpifrance Le Lab : « Histoires d’incompréhensions : les dirigeants de PME et ETI face au digital« . Février-avril 2017