Ne sommes-nous pas en risque dans notre travail, face aux usages de l’intelligence artificielle et son développement massif ? Comment l’Homme et la Machine (IA) peuvent cohabiter ?

La notion d’intelligence dans notre société

Au début des années 2000, je m’étais pas mal intéressé aux travaux de Daniel Goleman sur la notion d’intelligence émotionnelle. Je cherchais des leviers innovants pour améliorer les performances de notre équipe. Pourquoi des personnes réussissaient mieux dans la vie par rapport à d’autres qui avaient pourtant eu quasiment le même parcours scolaire, universitaire et les mêmes diplômes, ou occupaient le même type de poste dans l’entreprise ? Est-ce une question d’intelligence ?

Définitions de l’Intelligence au sens large

En voici deux que j’ai choisi sur internet :

  • L’intelligence est l’ensemble des processus retrouvés dans des systèmes, plus ou moins complexes, vivants ou non, qui permettent de comprendre, d’apprendre ou de s’adapter à des situations nouvelles.
  • L’intelligence vient du latin intellegentia (faculté de comprendre), dérivé du latin intellegere signifiant “comprendre”, dont le préfixe inter (entre) et le radical legere (choisir, cueillir) ou ligare (lier) suggèrent principalement l’aptitude à relier des éléments, qui sans elle resteraient scindés.

Il y en a des dizaines, selon les différents points de vue, mais il est intéressant de retenir qu’il y a différents types d’intelligence. D’après la théorie proposée par Howard Gardner en 1983, il existe une en 9 types d’intelligence que chaque individu possède à des degrés différents. Il parle dintelligences multiples.

Intelligence multiple Howard Gardner

9 types d’intelligence, Howard Gardner

Quelle définition pour l’intelligence artificielle ?

L’intelligence artificielle (IA) fait l’objet de beaucoup de communication : émissions de télé, articles chaque jour… Le sujet reste abstrait ou même “nébuleux” pour la majorité des personnes. Il y a celles qui sont pour, optimistes et d’autres qui alertent sur les dangers et risques qu’elle représente.

Quoi qu’il en soit, elle est de plus en plus présente dans nos vies, au sein de notre foyer ou au travail. L’usage massif et exponentiel des algorithmes, les systèmes informatiques qui deviennent de plus en plus puissants, l’arrivée de l’ordinateur quantique sont autant de facteurs qui développe l’IA et démocratise sont adoption.

Les enjeux de l’intelligence artificielle

Les enjeux, bénéfices et usages de l’intelligence artificielle sont multiples :

  • amélioration de la productivité grâce à l’automatisation et digitalisation des processus,
  • création de nouveaux services et usages,
  • développement de l’accès à internet et déploiement d’objets connectés,
  • accès à la Data qui permet de nourrir les algorithmes.

La «supériorité» de l’IA dans certains domaines est claire. Cependant, les algorithmes et les machines intelligentes sont encore loin de réaliser tout ce dont un Homme est capable. Néanmoins, cela implique une automatisation de certaines taches dans l’entreprise et des missions seront amenées à disparaître. L’impact humain est donc considérable.

Dans ce contexte de révolution technologique et transformation majeure de notre écosystème, il est important de se poser une question fondamentale qui va structurer la deuxième partie de notre réflexion.

Face à l’IA, comment préserver la place de l’Homme dans le travail ?

L’intelligence émotionnelle : définition et approche.

Comme je le disais en introduction, au début des années 2000, je m’étais pas mal intéressé aux travaux de Daniel Goleman sur la notion d’intelligence émotionnelle. Daniel Goleman est un psychologue américain né en 1946 en Californie. Il est diplômé de l’université d’Harvard et docteur en psychologie clinique et développement personnel. Journaliste au New York Times,  il suit particulièrement les sciences du comportement. En 1995, il publie son ouvrage : Intelligence émotionnelle.

Voici les composantes que Daniel Goleman a définit et adaptées au contexte de la vie au travail :

  1. connaissance de soi : conscience de soi et la capacité à comprendre ses émotions, confiance en soi,
  2. autorégulation ou la maîtrise de soi : la fiabilité, l’adaptabilité,
  3. optimisme : la motivation interne, l’exigence de perfection,
  4. empathie : la compréhension des autres, la passion du service,
  5. les aptitudes sociales : la communication, cristalliser les changements, mobiliser une équipe.

D’après lui, les compétences émotionnelles sont des capacités qu’il faut développer et perfectionner.

Ce sont des compétences au même titre que des capacités sportives,  qui nécessitent d’être travaillées et perfectionnées.

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Daniel Goleman dit :

« Le QI d’une personne n’est pas suffisant pour définir son intelligence car il néglige une part essentielle du comportement humain : les réactions émotionnelles. Cette autre forme d’intelligence est la capacité à percevoir, maîtriser et exprimer ses sentiments et ses émotions ainsi que ceux d’autrui. Elle influe sur notre self-control, notre motivation, notre intégrité, mais aussi sur nos relations avec les autres : elle permet de mieux communiquer et analyser notre entourage social ou professionnel ».

Pour Daniel Goleman, l’intelligence émotionnelle est le meilleur prédicteur de succès et de réussite. En apprenant à accepter nos ressentis, nous développons nos compétences et nos aptitudes.

Comment l’Homme et la Machine (IA) peuvent cohabiter ?

Dès aujourd’hui, nous devons prendre le sujet de l’intelligence émotionnelle.

Nous devons commencer à travailler sur toutes nos forces et nos capacités. Continuer à créer de la valeur sur notre intelligence émotionnelle nous permettra de cohabiter avec l’IA.

L’intuition, la créativité, l’audace, l’envie d’entreprendre ou encore la passion, sont des compétences humaines que les algorithmes ne sauront pas reproduire (de sitôt) et sont des sujets dans lesquels chacun peut progresser.

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